2010 L'INCERTITUDE DES HIPPOCAMPES

L’an passé mon travail tournait autour des poissons. Cette année, tout en restant près de l’eau, je vais présenter mon nouveau projet qui s’intitule: ‘’L’incertitude des hippocampes’’. En fait, il s’agit d’un mélange de cheval de terre versus cheval de mer, à l’intérieur d’un univers flottant. Une reproduction du cheval avec des brides de nageoire où à force de se demander s’il était préférable d’être l’un ou l’autre, il finit par n’être aucun en soi.

Ma réflexion se transpose naturellement sur l’homme, ses questionnements, ses désirs, son besoin d’avoir toujours plus jusqu’à l’obtention de la perfection. Cet univers matérialiste où nous baignons dans l’insatisfaction de l’Avoir inassouvi plutôt que la satisfaction d’Être simplement. Là où nous nous poussons trop souvent à nous demander si ça pouvait être mieux autrement. Jusqu’à un certain point, notre façon de chercher ce bonheur absolu ne nous apporte que le désir de le posséder, plutôt que le bonheur de le vivre.

L’INCERTITUDE DES HIPPOCAMPES

Ne sachant trop quoi choisir, un choix de terre ou de mer Nageoires et sabots s’unirent, avec lesquels ils coulèrent

Incapable de choisir entre les deux, lequel des deux est le bon? Ainsi tourbillonnèrent les malheureux, l’incertitude les mena droit au fond

À vouloir tout, ils n’ont rien, rien de mieux que leurs avoirs Avec lesquels ils sont pleins, sans doute plein de désespoir

Limites franchies à chercher le bonheur , depuis ils ne peuvent que le désirer Avant, ils auraient pu lui faire honneur car il était déjà à leurs côtés